Le dandysme, les jeunes entrepreneurs, Brummel, l’individualisme, les méga yachts : Dodelande accueil la télévision John Dodelande le forum John Dodelande le shop John Dodelande l'univers de John Dodelande

Beau Brummel: la Quintessence de l’Esprit Dandy!

vendredi 22 février 2008 à 16:07 by tmasson 

"Nous devons à Brummell la démonstration de combien la vie élégante est liée à la perfection de toute société humaine.» Balzac. 

shirt28.jpgBeau Brummell, né George Bryan Brummell en 1778, a été une des figures les plus déterminantes de la mode britannique durant la période Régence et son influence a largement dépassé les frontières d’Albion pour se faire ressentir dans le monde entier et par delà les siècles jusqu’à nous.

Arbitre de la mode masculine, Beau Brummell est crédité de l’introduction et de l’établissement du costume de l’homme moderne porté avec une cravate et un pantalon long, panoplie in détrônable du gentleman contemporain.
 
A travers le raffinement et l’invention audacieuse d’un style vestimentaire unique le célèbre dandy exprima un art de vivre très up-to-date et sa démarche artistique a bien plus que participé à un simple perfectionnement décoratif. Il fut à l’origine d’une révolution profonde de l’esthétisme masculin qui par ricochet entraîna un bouleversement de fond des valeurs consensuelles.
 
2008-02-22_1544.pngLes gradations de la coupe qu’il peaufina consciencieusement étaient autant de coups de pinceaux audacieux appliqués sur un canevas vierge où son imagination débridée pouvait exprimer ses rêves de beauté. L’ajustement du costume et les proportions qu’il passait des heures à polir étaient les fruits d’une conception individuelle et intime de l’harmonie. Il prenait dit-on jusqu’à cinq heures pour se vêtir et cirait ses bottes au champagne. La force qu’il soulignait par un collier en W sculpté sur les vestes et qui reste à ce jour d’actualité avec la cravate nouée artistiquement soulignaient une masculinité à la sensibilité et à la poésie assumée. Et les règles vestimentaires qu’il a exprimées dominent toujours la garde robe masculine et ont pavé le chemin pour les plus grands créateurs de mode du 20ème siècle de Dior, en passant par Tom Ford et évidemment John Dodelande. 
 
La silhouette qu’il a sans cesse retouchée était le fruit d’un esprit frondeur et rebelle qui a affolé les convenances en les réinterprétant. Il est devenu le symbole d’un nouveau mode de virilité urbaine qui se joue des limites sociales et du conformisme.
La silhouette qu’il créa était un véritable remodelage du corps grâce aux ciseaux des tailleurs. Un vrai travail de styliste et de designer. Il serait aujourd’hui à la tête d’une marque de luxe et présenterait ses collections à Paris ou Londres. Le style de Brummell est devenu l’uniforme de l’homme chic. Ses préoccupations ont tenté de réaliser la combinaison idéale de la fonction et de la forme, la recherche d’un équilibre précaire mais éblouissant entre principe de réalité et idéaux de beauté.
Sa vie fut donc cruciale dans la modernisation des mœurs. En survolant les caprices de la mode et en dépassant les diktats de la société, il a cherché constamment à éblouir, à divertir et invita les gens à exprimer leur propres talents innés et une vision personnelle du monde.
 
2008-02-22_1528.pngSa pose effrontée, son allure d’élégance et d’indifférence nonchalante a été saluée parallèlement comme une manière d’être totalement nouvelle. Son flegme et son insolence brillante sont devenus synonymes de distinction et ont contribué à la définition du gentleman autant que les vêtements. Une véritable « noblesse de Robe »! Brummell a brouillé avec humour les limites sociales traditionnelles: ce n’était pas un aristocrate et pourtant il a agi comme tel tout au long de son existence. Il portait en lui une universalité libératrice: s’il pouvait par sa seule élégance et son esprit s’élever jusqu’aux cimes de la pyramide sociale alors tous le pouvaient et le peuvent encore aujourd’hui! Brummell le snob tant décrié est en fait profondément révolutionnaire.  
C’est donc légitimement et respectueusement que John Dodelande se réclame de ce maître disparu. 
 
Le Doodisme est un hommage appuyé à Brummell. En tant que curiosité perpétuelle de l’esprit, du goût et de l’indépendance, il continue à proclamer la liberté de création de l’homme et sa capacité à réfléchir sur lui-même dans un souci de progrès.
JD est un Brummell des temps modernes et son univers aujourd’hui offre de dépasser le raffinement de l’habillement afin de questionner l’ordre établi dans un souci de construction perpétuellement améliorée de l’apparence et de l’être.
 
Alors évidemment la peur du changement fait s’exclamer beaucoup de critiques mais qu’importe!
  
Même si Oscar Wilde disait que « la société pardonne toujours à un criminel jamais à un rêveur. », rien ne nous empêchera de continuer à rêver et à agir!

Cédric B.L.

 

crédits photo: gravure de Beau Brummel par John Cook, illustration d’un paquet de cigarettes Player’s et enfin James Purefoy incarnant le célèbre dandy pour la BBC en 2006.

Enter Google AdSense Code Here

Comments

Feel free to leave a comment...
and oh, if you want a pic to show with your comment, go get a gravatar!

You must be logged in to post a comment.

Bottom